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	<title>Coll&#232;ge de g&#233;opo&#233;tique</title>
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		<title>Gary Snyder, Montagnes et rivi&#232;res sans fin</title>
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&lt;p&gt;Etrange personnalit&#233; que celle de cet auteur am&#233;ricain : culturellement partag&#233; entre le vieux fond am&#233;rindien et la spiritualit&#233; asiatique, politiquement engag&#233; dans le courant libertaire des ann&#233;es soixante mais fortement attach&#233; &#224; un mode de vie &#224; l&#180;&#233;cart de toutes les modes, voyageur imp&#233;nitent &#224; l&#180;esprit enracin&#233; dans quelques paysages am&#233;ricains, le po&#232;te d&#233;roule le fil d&#180;une vie et d&#180;une vision stimulantes pour ceux qui cherchent des nouveaux chemins d&#180;&#233;criture et d'existence. &lt;br class='autobr' /&gt; Oui, (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://collegegeopoetique.com/l-espace-americain/" rel="directory"&gt;L'espace am&#233;ricain&lt;/a&gt;


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 <content:encoded>&lt;img src='https://collegegeopoetique.com/IMG/logo/snyder2-2.jpg?1756898963' class='spip_logo spip_logo_right' width='119' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Etrange personnalit&#233; que celle de cet auteur am&#233;ricain : culturellement partag&#233; entre le vieux fond am&#233;rindien et la spiritualit&#233; asiatique, politiquement engag&#233; dans le courant libertaire des ann&#233;es soixante mais fortement attach&#233; &#224; un mode de vie &#224; l&#180;&#233;cart de toutes les modes, voyageur imp&#233;nitent &#224; l&#180;esprit enracin&#233; dans quelques paysages am&#233;ricains, le po&#232;te d&#233;roule le fil d&#180;une vie et d&#180;une vision stimulantes pour ceux qui cherchent des nouveaux chemins d&#180;&#233;criture et d'existence.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Oui, c&#180;est d&#180;abord l&#180;impression qu&#180;on a en ouvrant &lt;i&gt;Montagnes et rivi&#232;res sans fin&lt;/i&gt; : impression d&#180;une fra&#238;cheur et d&#180;une libert&#233; uniques, qui nous place d&#180;embl&#233;e dans un espace po&#233;tique revigorant (combien loin de tout ce qui s&#180;&#233;crit en France et en Europe !), et qui nous ram&#232;ne aux grands anc&#234;tres am&#233;ricains, Whitman, Thoreau&#8230; Auteurs qui ont bien s&#251;r compt&#233; pour Snyder et tous les &#233;crivains de sa g&#233;n&#233;ration, qu&#180;ils s&#180;appellent Kerouac ou Ginsberg, fid&#232;les compagnons de route. L&#180;entreprise de &lt;i&gt;Montagnes et rivi&#232;res sans fin&lt;/i&gt; est ancienne, et remonte justement &#224; l&#180;&#233;poque o&#249; les po&#232;tes dits de la Beat Generation parcouraient l&#180;Am&#233;rique en tout sens, comme le raconte Kerouac dans &lt;i&gt;Les Clochards c&#233;lestes&lt;/i&gt;, laissant la parole &#224; un certain Japhy Ryder : &#171; Je vais composer un nouveau po&#232;me, tr&#232;s long, intitul&#233; &lt;i&gt;Fleuves et montagnes sans fin&lt;/i&gt;. Je l&#180;&#233;crirai sur un rouleau qui r&#233;servera sans cesse des surprises &#224; celui qui le d&#233;ploiera, de sorte qu&#180;il oubliera au fur et &#224; mesure ce qu&#180;il a lu un peu plus t&#244;t &#187;. Or c&#180;est ce rouleau que nous avons devant nous, compos&#233; de lieux et d&#180;&#233;poques diverses (&#171; D&#233;roulez le rouleau vers la gauche, section apr&#232;s section, tout en laissant le c&#244;t&#233; droit s&#180;enrouler &#224; nouveau &#187;, est-il &#233;crit dans une note, car Snyder profita de ses voyages pour visiter les mus&#233;es et d&#233;couvrir les collections de peinture chinoise).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	On se repr&#233;sente souvent l&#180;&#233;criture beat comme une &#233;criture sympathique mais sans profondeur ni coh&#233;rence, comme une esp&#232;ce de vague rimbaldisme am&#233;ricain, en l'opposant aux grandes constructions po&#233;tiques europ&#233;ennes, savantes et complexes (en oubliant du m&#234;me coup les &#233;pop&#233;es postpoundiennes, celles d&#180;Olson et de William Carlos Williams, qui ont jou&#233; un r&#244;le important dans l&#180;&#233;mergence de la nouvelle g&#233;n&#233;ration). Bref, une sorte d&#180;antith&#232;se de ce qui s&#180;&#233;crit dans une Europe pr&#233;occup&#233;e de pens&#233;e po&#233;tique, souvent lourde&#8230; Or en lisant Snyder, on se rend compte de la vigueur intellectuelle qui sous-tend cette &#233;criture, bien loin des clich&#233;s faciles. Il y a toujours une dimension excentrique et une grande libert&#233; dans cette po&#233;sie, mais soutenues par une vraie discipline que Snyder revendique, et qui le distingue d&#180;ailleurs de ses amis, comme il le reconna&#238;t lui-m&#234;me : &#171; Les romans de Kerouac et certains po&#232;mes d&#180;Allen Ginsberg transmettent sans aucun doute une atmosph&#232;re assez folle&#8230; Il est exact que je gardais une certaine distance : cela consistait tout simplement &#224; ne pas sortir tous les soirs ! Si Allen et Jack couraient &#224; droite et &#224; gauche sept soirs sur sept, je ne me joignais &#224; eux que deux fois par semaine et passais mes cinq autres soir&#233;es &#224; &#233;tudier le chinois &#187; , d&#233;clare Snyder en riant. L'&#233;criture po&#233;tique ici vise moins la construction d&#180;une &#339;uvre que la constitution &#8211; physique et mentale &#8211; d&#180;un individu, &#224; travers une &#171; pratique sauvage &#187; ouverte au dehors et aux rencontres les plus singuli&#232;res. Cette auto-formation individuelle n&#180;est toutefois possible qu&#180;&#224; travers l&#180;&#233;tude, et en cela Snyder est le meilleur repr&#233;sentant de cet anarchisme &#233;cologique am&#233;ricain pour lequel la po&#233;sie est un exercice de respiration fond&#233; sur une s&#233;rie d&#180;actions concr&#232;tes et quotidiennes. D&#180;o&#249;, dans ce recueil, le po&#232;me &#171; Trois mondes, trois royaumes, six routes &#187;, qui &#233;tablit la liste des choses &#224; faire dans tel ou tel endroit du monde (autour de Seattle, Portland, San Francisco, Ky&#244;to), actions parfois anodines : &#171; Essayer de faire copier une cl&#233; / Essayer de trouver du pain bis / Partir &#224; la recherche de chambres pour Am&#233;ricains / Participer &#224; une r&#233;union importante, parler diff&#233;rentes langues &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Il y va en fait d&#180;un d&#233;conditionnement social qui passe par une lib&#233;ration mentale, et le moindre acte peut permettre de progresser dans cette voie. L&#180;&#233;tude du bouddhisme a &#233;norm&#233;ment compt&#233; dans le trajet du po&#232;te, qui a pass&#233; dix ann&#233;es au Japon et y a rencontr&#233; sa seconde femme. On retrouve d&#180;ailleurs dans sa po&#233;sie le souci du d&#233;tail reli&#233; &#224; un ensemble infini, et l&#180;id&#233;e d&#180;une existence fluctuante ouverte aux jeux d&#180;&#233;nergie. Au c&#339;ur d&#180;un po&#232;me qui se situe chez un coiffeur (charg&#233; de &#171; couper ras &#187;), on trouve ce faisceau de sensations, cette vision brusque et momentan&#233;e ouverte sur un large univers :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Lac &#224; moiti&#233; gel&#233;, &#224; quatre mille m&#232;tres d&#180;altitude&lt;br class='autobr' /&gt; sa rive rocheuse est st&#233;rile&lt;br class='autobr' /&gt;
mais il est rempli de truites bondissantes :&lt;br class='autobr' /&gt; les reflets vacillent dans l&#180;enchev&#234;trement &lt;br class='autobr' /&gt; de cercles&lt;br class='autobr' /&gt;
qui sans cesse se propagent &lt;br class='autobr' /&gt; ce r&#233;seau insens&#233; de vaguelettes trouve sa coh&#233;rence&lt;br class='autobr' /&gt; vu de plus haut.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	On pense alors &#224; ce que dit Mircea Eliade de la respiration yogique, qui passe par une rythmisation du souffle, laquelle &#171; met en relation l&#180;inspiration et l&#180;expiration avec le jour et la nuit, ensuite avec les quinzaines, les mois, les ann&#233;es, en arrivant progressivement jusqu&#180;aux plus grands cycles cosmiques &#187; . Par la multiplication des exp&#233;riences et des observations, la po&#233;sie de Snyder arrive peu &#224; peu &#224; une vision plus large et plus riche du r&#233;el, et il serait assez vain d'aborder ces po&#232;mes selon des crit&#232;res uniquement litt&#233;raires, sans prendre acte de cette volont&#233; d&#180;&#233;lever la po&#233;sie &#224; un mode de respiration et de vision plus d&#233;velopp&#233;, loin de tout ce que nous lisons habituellement et qui nous enferme plut&#244;t dans une perception restreinte du r&#233;el. On n&#180;y retrouvera peut-&#234;tre pas la virtuosit&#233; des techniciens de la po&#233;sie moderne, mais on aura envie, apr&#232;s avoir d&#233;roul&#233; le rouleau, d&#180;aller d&#233;couvrir soi-m&#234;me, dehors, ces montagnes et rivi&#232;res sans fin, et peut-&#234;tre de &#171; trouver l&#180;espace dans le c&#339;ur &#187;, comme dit le titre d&#180;un po&#232;me.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Montagnes et rivi&#232;res sans fin, de Gary Snyder, traduit de l&#180;anglais (Etats-Unis) par Olivier Delbard, &#233;ditions du Rocher, 185 pages, 18,-&#8364;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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	</item>
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		<title>Robinson Jeffers</title>
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		<description>&lt;p&gt;un po&#232;me&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="https://collegegeopoetique.com/l-espace-americain/" rel="directory"&gt;L'espace am&#233;ricain&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://collegegeopoetique.com/IMG/logo/jeffers1.jpg?1710401161' class='spip_logo spip_logo_right' width='148' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;LA BEAUT&#201; DES CHOSES&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sentir et dire la stup&#233;fiante beaut&#233; des choses - la terre, la pierre et l'eau,&lt;br class='autobr' /&gt;
Les b&#234;tes, l'homme et la femme, le soleil, la lune et les &#233;toiles -&lt;br class='autobr' /&gt;
La beaut&#233; de notre nature humaine inject&#233;e de sang, ses pens&#233;es, ses transports et ses passions,&lt;br class='autobr' /&gt;
Et la nature inhumaine dans sa beaut&#233; imposante -&lt;br class='autobr' /&gt;
Car l'homme n'est qu'un r&#234;ve, l'homme, pourrait-on dire, est la nature plong&#233;e dans un r&#234;ve, mais le roc&lt;br class='autobr' /&gt;
Et les eaux et le ciel sont constants - sentir pleinement,&lt;br class='autobr' /&gt;
Comprendre pleinement, et exprimer pleinement la beaut&#233;&lt;br class='autobr' /&gt;
Naturelle est l'unique t&#226;che de la po&#233;sie,&lt;br class='autobr' /&gt;
Le reste n'est que distraction ; tous ces sentiments vertueux ou nobles, les id&#233;es complexes,&lt;br class='autobr' /&gt;
L'amour, les d&#233;sirs charnels : autant de raisons qui ne sont pas la raison.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_29 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://collegegeopoetique.com/local/cache-vignettes/L181xH279/jeffers2-3c6fd.jpg?1710401274' width='181' height='279' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Gary Snyder</title>
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		<description>&lt;p&gt;un po&#232;me&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://collegegeopoetique.com/l-espace-americain/" rel="directory"&gt;L'espace am&#233;ricain&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://collegegeopoetique.com/IMG/logo/snyder1.jpg?1709537443' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Je lis Gary Snyder depuis longtemps, depuis ma d&#233;couverte des po&#232;mes de &lt;a href=&#034;https://www.larevuedesressources.org/Anarchisme-et-sagesse-de-Gary-Snyder.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Montagnes et rivi&#232;res sans fin&lt;/a&gt;. Je me suis replong&#233; dans son oeuvre il y a deux ans, quand a paru une &#233;dition compl&#232;te de ses po&#232;mes chez Library of America. Depuis ont paru ou reparu plusieurs de ses livres de po&#232;mes en fran&#231;ais : &lt;i&gt;Riprap&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;Po&#232;me pour les oiseaux&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;L'arri&#232;re-pays&lt;/i&gt;. Il faut signaler aussi les importants essais que sont &lt;i&gt;La Pratique sauvage&lt;/i&gt; et &lt;i&gt;Le Sens des lieux&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_18 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://collegegeopoetique.com/IMG/jpg/snyderco.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://collegegeopoetique.com/IMG/jpg/snyderco.jpg?1709537116' width='500' height='812' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Auxem&#233;ry a bien voulu traduire quelques po&#232;mes extraits de l'&#233;dition am&#233;ricaine, qu'il en soit remerci&#233;. En voici un.&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;MANZANITA&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Manzanita : arbuste &#224; feuillage persistant, &#224; rameaux rouges, &#224; fruits (&#8230;)&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avant l'aube les coyotes&lt;br class='autobr' /&gt;
tissent chants de m&#233;decine&lt;br class='autobr' /&gt;
pi&#232;ges &#224; r&#234;ve &#8213; paniers &#224; esprits &#8213;&lt;br class='autobr' /&gt;
musique de voie lact&#233;e&lt;br class='autobr' /&gt;
ils en concoctent de jeunes filles&lt;br class='autobr' /&gt;
&#224; rendre femmes ;&lt;br class='autobr' /&gt; ou la danse en tourbillon des&lt;br class='autobr' /&gt; gar&#231;ons &#224; rayures &#8213;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au coucher de lune les pins sont d'or violet&lt;br class='autobr' /&gt;
Juste avant le lever du soleil.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le chien cavale vers le sous-bois&lt;br class='autobr' /&gt;
Revient en haletant,&lt;br class='autobr' /&gt;
Un g&#233;ant sur ces petites fleurs s&#232;ches.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le pic&lt;br class='autobr' /&gt;
Tambourine en &#233;chos&lt;br class='autobr' /&gt;
Sur la prairie en paix&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un homme tire, l&#226;che une fl&#232;che&lt;br class='autobr' /&gt;
Qui vrombit, s'affale,&lt;br class='autobr' /&gt;
Manque une souche grise, et fend&lt;br class='autobr' /&gt;
Une branche sinueuse rouge lisse de manzanita.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Manzanita fruits aux bouts des rameaux,&lt;br class='autobr' /&gt;
Grappes de baies vertes et dures&lt;br class='autobr' /&gt;
Plus on regarde&lt;br class='autobr' /&gt;
Plus ils paraissent gros,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; petites pommes &#187;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Manzanita : arbuste &#224; feuillage persistant, &#224; rameaux rouges, &#224; fruits semblables &#224; de petites pommes, sur la c&#244;te ouest de l'Am&#233;rique du Nord. (Note du traducteur&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>



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