Appel à la désobéissance civile pour défendre l’atelier-bibliothèque de Kenneth White
jeudi 12 mars 2026, par
Avant sa mort en août 2023, l’écrivain franco-écossais Kenneth White léguait sa maison en Bretagne, dont un bâtiment abritant son atelier et sa bibliothèque, à la mairie de Trébeurden. Celle-ci devait garder les lieux dans leur état, les rendre accessibles au public à certaines occasions. Surtout, la maire, Bénédicte Boiron, s’engageait avec le soutien du conseil municipal à fonder une Maison d’artistes et d’écrivains Kenneth White gérée par l’Institut international de géopoétique dirigée par Régis Poulet.
La "Maison des marées", telle que Kenneth White l’a lui-même baptisée dans un livre, est un vrai trésor. Elle contient une bibliothèque unique qui témoigne du travail d’une vie autour de la géopoétique (l’écrivain et son épouse Marie-Claude, également artiste, y ont vécu quarante ans). Cette maison est un haut lieu de l’esprit qu’il s’agit de conserver en l’état non pas pour en faire un musée, mais pour y accueillir chercheurs et artistes désireux d’aller plus loin dans l’espace ouvert par Kenneth White. Elle est déjà un lieu symbolique d’un nouveau rapport à la Terre pour nous, ses contemporains, et le sera sans nul doute pour nos enfants.
Trois ans plus tard, on apprend avec stupeur que la maire sortante de Trébeurden, avec une certaine dose de cynisme, a totalement abandonné le projet initial qu’elle s’était engagée à respecter dès le départ. La maison serait vidée de ses livres et objets rassemblés par l’écrivain au long de ses nombreux voyages, et vendue. On lit dans le journal local Le Trégor cette estimation révoltante de la bibliothèque : 2390 euros, voilà ce que rapporterait la vente de la bibliothèque selon Bénédicte Boiron.
Il est encore temps d’empêcher cette catastrophe. Cette dernière décision de vendre la maison de Kenneth White ayant été d’ores et déjà votée, il faut pousser la municipalité à reculer. J’ai personnellement tenté d’alerter des journaux à propos de ce scandale, sans succès pour le moment. Il faut aller vite, ne pas se perdre en suppliques et empêcher la maison d’être vidée. Comment ? En changeant de terrain et en recourant à la stratégie développée par l’un des penseurs préférés de Kenneth White, Henry David Thoreau. Les lecteurs bretons de Kenneth White sont nombreux, des groupes locaux peuvent se former visant à empêcher, de manière pacifique et non-violente, le déménagement du contenu de la maison. D’autres lecteurs et admirateurs de la pensée de Kenneth White désireux de protéger un lieu symbolique pourront se joindre à eux. Il faut réaliser très vite de premières actions.
Ce texte est un appel : il sera relayé sur les réseaux sociaux, notamment via le compte Facebook de la Revue géopoétique internationale et le groupe privé Kenneth White tous deux dirigés par l’écrivain Laurent Margantin, c’est là, et avec qui le souhaite, que des initiatives pourront être proposées.
Retrouvons-nous très vite dans cette lutte !
La Revue géopoétique internationale
12 mars 2026

